C'est trop dangereux. Je ne peux pas venir. Cette phrase a résonné dans l'esprit de Katie Williams, une touriste australienne, après avoir commandé un trajet via l'application Grab pour rejoindre Canggu, un charmant village côtier de Bali. Malgré ses explications sur la difficulté pour ses parents âgés de marcher une longue distance, elle a dû faire face à la réalité de la situation sur l'île, comme le rapporte le South China Morning Post (SCMP).
Finalement, Katie a dû se tourner vers un taxi local, mais le prix de cette alternative s'est révélé être « le double du tarif initial ». Son expérience met en lumière un conflit sous-jacent qui oppose les chauffeurs utilisant des applications de VTC et les banjar, ces conseils communautaires qui régissent une partie essentielle de la vie sur l'île.
Un conflit de longue date
Le SCMP décrit bien cet affrontement en cours à Bali, révélant comment la commodité offerte par les géants des VTC se heurte à l'autorité des banjar. Ces derniers, dotés d'une force d'autorité municipale, imposent des tarifs souvent « non négociables », dépassant toujours ceux des applications comme Grab. Les prix sont calculés en fonction d'un aller-retour, et il est courant que jusqu'à 30 % des frais totaux reviennent au banjar lui-même.
Les chauffeurs de VTC, considérés comme menaçants pour l'économie locale, subissent parfois intimidations ou agressions, créant des « zones interdites » non officielles. D'après le SCMP, cette situation reflète une anxiété bien plus profonde, sur fond de baisse significative du tourisme étranger au premier trimestre 2026, exacerbée par des annulations de vols et des tensions géopolitiques au Moyen-Orient.







