La concertation dirigée par Jean-Paul Delevoye s'achève le 10 mai prochain, posant des questions cruciales concernant l'âge de départ, les régimes spéciaux, l'indexation des pensions et les droits familiaux.
Le futur système de retraites, tel que conçu par le haut-commissaire Jean-Paul Delevoye, vise à être universel et reposera sur un nouveau modèle par points, incluant les 42 régimes existants. Ce système promet une harmonisation des normes applicables tant aux salariés que aux fonctionnaires. Cependant, plusieurs points nécessitent encore des précisions.
Travaillera-t-on plus longtemps ?
Emmanuel Macron a confirmé, le 25 avril 2019, que l'âge légal de départ restera à 62 ans. Malgré cela, les travailleurs seront encouragés à prolonger leur activité. Le calcul des pensions sera basé sur un système de points, où chaque année de travail supplémentaire augmentera la pension, mais les détails restent à définir. Le président a également évoqué des pénalités potentielles pour ceux qui choisissent de partir avant 63 ou 64 ans, soulevant des inquiétudes quant à une possible réforme immédiate.
La fin des régimes spéciaux ?
Bien que l'exécutif ne l'affirme pas explicitement, la création d'un régime universel semble incompatible avec les régimes spéciaux existants. Emmanuel Macron a souligné que chaque euro cotisé doit garantir les mêmes droits, sans distinction de statut. Toutefois, des dérogations seraient envisageables pour les professions à risque, mais les différences devront être justifiées.
Évolution de l'indexation des retraites
Traditionnellement, les pensions étaient indexées sur les salaires, mais cette pratique a changé dans les années 1980. À l'heure actuelle, les pensions sont indexées sur l'inflation, ce qui pourrait réduire le pouvoir d'achat. Selon les propositions de Delevoye, une nouvelle formule pourrait être introduite, alliant indexation sur les salaires et ajustements en fonction de la santé financière du régime.
Réformes des droits de réversion et familiaux
Quant aux pensions de réversion, elles resteront accessibles aux conjoints survivants, mais une harmonisation est nécessaire. Les règles actuelles varient considérablement selon les professions. Pour les droits familiaux, une réévaluation des majorations est prévue, cherchant à mieux équilibrer les bénéfices entre les parents.
Un calendrier crucial
Finalisation de la concertation : 10 mai 2019. Dépôt des propositions au gouvernement : juin ou juillet. Présentation du projet de loi : fin de l'été. Adoption éventuelle : 2020, avec une mise en œuvre prévue pour 2025, sous réserve d'approbation.
Les assurés concernés
Les retraités actuels ne seront pas affectés par cette réforme. Les nouvelles règles s'appliqueront à tous les actifs à partir de 2025, affectant particulièrement ceux nés en 1963.







