Selon une étude menée par OpinionWay pour Synadiet, un Français sur quatre consomme régulièrement des compléments alimentaires. Avec un marché évalué à 1,9 milliard d'euros en 2018, les gélules de vitamines et les ampoules de magnésium connaissent un essor certain, particulièrement à l'approche des vacances.
Quels compléments privilégier ?
La consommation de compléments alimentaires n'est pas sans enjeux. Contrairement aux médicaments, leur mise sur le marché ne requiert aucune autorisation spécifique, hormis un contrôle de la DGCCRF, ce qui soulève des questions sur leur sécurité. Pour Marie-Christine Boutron-Ruault, directrice de recherche à l'Inserm, un recours aux compléments est justifié uniquement en cas de carences avérées ou de pathologies. Les recommandations de l'Anses précisent que, dans des conditions normales de santé et d'alimentation, ces produits ne sont généralement pas nécessaires.
Les compléments reconnus et ceux à éviter
- Vitamine D : Cruciale pour l'absorption du calcium, elle prévient des problèmes osseux.
- Vitamine B9 : Essentielle pour les femmes enceintes afin de prévenir des malformations du fœtus.
- Fer : Important pour le maintien de la santé sanguine, son déficit peut entraîner de l'anémie.
Un groupe particulier, les végétaliens, doit veiller à son apport en vitamine B12, principalement d'origine animale, afin d'éviter d'éventuels troubles neurologiques.
Attention à la surconsommation
Le surdosage, même en cas de prescription, peut être dangereux. Par exemple, un excès de fer entraîne des troubles digestifs et, dans certains cas, l'acide folique peut favoriser la prolifération de cellules indésirables. Par conséquent, toute supplémentation doit être encadrée médicalement. Les professionnels recommandent souvent des multivitamines à faible dosage, à prendre en cure, pour permettre à l'organisme d'absorber les nutriments nécessaires sans excès néfaste.







