Le livret A demeure la solution d'épargne privilégiée par les Français, même après une réduction de son taux à 2,4 % en début d'année. En cas de décès du titulaire, son montant est inclus dans la succession, engendrant des frais potentiels.
Avec cinquante-huit millions de détenteurs en France, la question de l’héritage du livret A est cruciale. Que se passe-t-il lorsque le titulaire décède ? Comme souligné par Boursorama dans une récente publication, à la date du décès, le solde du livret A fait partie du patrimoine à transmettre. Le compte est donc bloqué et placé en indivision au sein de la succession. Pour un compte joint, le partenaire survivant peut conserver la moitié des fonds, ou même l'intégralité s'il peut démontrer avoir été le seul à y contribuer.
Transmission du livret A : des frais à anticiper
La façon dont les fonds sont répartis s’appuie soit sur les dispositions d’un testament, soit sur la législation en cas d’absence de testament. Bien qu’aucun frais ne soit directement associé à la transmission du livret A, les droits de succession s'appliquent à l'ensemble du patrimoine, y compris le solde du livret. En outre, les banques peuvent imposer des frais de dossier allant de 150 à 200 euros, comme l'indique Boursorama.
Livret A : un placement en déclin
Bien que le taux du livret A ait été réduit de 3 % à 2,4 % depuis le 1er février 2025, et pourrait encore diminuer dans les mois à venir, il reste largement adopté par les épargnants. Cependant, en matière de succession, il est moins avantageux comparé à des produits comme l'assurance-vie. En effet, à la mort du souscripteur, les primes versées avant 70 ans ne sont pas intégrées dans la succession et permettent un abattement de 152 500 euros pour les bénéficiaires.







