À la suite de la réforme des retraites de 2023, un grand nombre de retraités devraient bénéficier d'une augmentation de leur pension, grâce à une hausse du minimum contributif. Toutefois, ce processus nécessitera du temps.
Une réforme avec des conséquences importantes
La réforme des retraites a non seulement décalé l'âge légal de départ, mais elle impose également qu'un plus grand nombre de trimestres soit nécessaire pour toucher une pension à taux plein. En parallèle, cette réforme impacte directement ceux qui ont déjà liquidé leurs droits, en permettant une revalorisation des petites retraites.
Le gouvernement a pour objectif d’atteindre une pension équivalente à 85% du Smic pour ceux ayant eu une carrière complète au Smic. Pour cela, le minimum contributif a été augmenté rétroactivement afin de concerner tous les retraités avec une carrière complète, touchant environ 1,7 million de personnes.
Un calendrier de revalorisation complexe
Une première phase de revalorisation a eu lieu en septembre 2023, touchant près de 600 000 retraités, avec une augmentation moyenne de 50 euros. Toutefois, pour un large contingent de bénéficiaires, la Cnav a annoncé plusieurs vagues de revalorisation, sans précisions sur une hausse immédiate au printemps. Les nouvelles augmentations devront attendre septembre 2024.
Cette attente est due à la complexité de certains dossiers, notamment pour ceux ayant cotisé dans plusieurs caisses de retraite, rendant par conséquent l'identification et le traitement plus long que prévu. Les prévisions indiquent que la hausse moyenne pour ces retraités sera d'environ 60 euros, la situation étant plus favorable pour ceux ayant des pensions plus faibles.
Critères d'éligibilité à la revalorisation
Cette revalorisation, qui est source de déception pour certains, s'applique spécifiquement à ceux remplissant certains critères :
- Avoir liquidé sa retraite à taux plein, avec tous les trimestres requis.
- Avoir une pension totale (de base + complémentaire) inférieure à 1367,51 euros, reflétant des salaires plus modestes pendant leur carrière.
Le minimum contributif : un soutien essentiel
Le minimum contributif a été mis en place pour garantir un revenu minimum aux assurés ayant une carrière complète. Ce mécanisme permet d'élever la retraite de base à un montant plancher, assurant ainsi un soutien nécessaire. Actuellement, ce montant s'élève à :
- 733,03 € brut par mois pour le minimum contributif après la revalorisation de janvier.
- 876,13 € pour le minimum contributif majoré, accessible à ceux justifiant de 120 trimestres cotisés.
Important de noter : la retraite globale ne peut dépasser le plafond de 1367,51 €. En cas de dépassement, la pension sera ajustée à ce maximum.







