L'administration fiscale a la capacité de proposer des remises ou réductions d'impôts sur le revenu aux contribuables en situation de difficulté financière. Cette mesure vise à soulager ceux qui peinent à honorer leurs obligations fiscales.
Mais, qui peut réellement en bénéficier et comment procéder pour en faire la demande ?
Qu'est-ce qu'une remise gracieuse ?
La remise gracieuse fait référence à une possibilité pour les contribuables en difficulté de demander une réduction de leur impôt sur le revenu ou d'autres impôts locaux. Cette demande peut viser l'impôt lui-même ou des pénalités liées à un retard de paiement.
Quels impôts sont concernés ?
La remise gracieuse s'applique uniquement aux impôts directs, dont voici les principaux :
- Impôt sur le revenu : applicable aux foyers fiscaux en France et aux résidents étrangers percevant des revenus français.
- Taxe d'habitation : supprimée pour la résidence principale depuis janvier 2023, mais toujours en vigueur pour les résidences secondaires.
- Taxe foncière : due par les propriétaires, y compris ceux louant leur bien.
Les droits d'enregistrement et l'impôt sur la fortune immobilière (IFI) ne permettent pas de bénéficier d'une remise gracieuse.
Conditions d'éligibilité à la remise gracieuse
Les demandes de remise gracieuse sont examinées individuellement par l'administration fiscale, prenant en compte divers critères :
- Un retard dans le paiement des impôts.
- Une perte imprévue de revenus.
- Des événements exceptionnels tels que le décès d'un proche ou une séparation.
- Un fossé entre la dette fiscale et le revenu.
Un examen des antécédents fiscaux et des efforts de remboursement passés sera également effectué.
Procédure de demande de remise gracieuse
Pour initier une demande, il faut généralement s'adresser au service des impôts de la localité d'imposition. Voici les méthodes de soumission :
- Par courrier postal simple.
- Directement au guichet d'un centre des impôts.
- En ligne via la messagerie sécurisée sur impots.gouv.fr.
La demande doit être accompagnée du formulaire n°4805-AP-SD et de tous justificatifs nécessaires pour identifier clairement la situation.
Délai de traitement des demandes
Le fisc s'engage à répondre rapidement. Si aucune réponse n'est donnée au bout de deux mois, la demande sera considérée comme rejetée, à moins que des délais supplémentaires soient nécessaires en raison de la complexité du dossier.
En cas de refus : vos recours
Deux options s'offrent aux candidats en cas de rejet :
Recours amiable
Un recours peut être formulé via une réclamation auprès du centre des impôts ou en contactant un conciliateur fiscal. Si la réponse est insatisfaisante, vous pouvez tenter de saisir le médiateur des ministères économiques et financiers.
Contestation devant le tribunal administratif
Une demande de recours administratif préalable doit être faite avant de tenter de contester une décision par voie judiciaire. Notez que les frais de recours peuvent être pris en charge par une aide juridictionnelle si vous êtes éligible.
Solutions alternatives en cas de difficultés de paiement
Il est conseillé de demander un délai de paiement exceptionnel avant d'envisager une remise gracieuse. Cette procédure peut être effectuée en ligne ou auprès du centre des finances publiques et nécessite la fourniture de documents prouvant votre situation.







