Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a déclaré samedi soir qu'une "suspicion importante" de liens entre l'attentat déjoué à Paris et l'Iran existe. Cet événement visait la Bank of America, située dans le 8e arrondissement. Lors d'une interview sur BFMTV, Nuñez a mis en lumière des "similitudes" entre cette tentative et d'autres opérations récentes sur le sol européen, toutes revendiquées par un groupuscule ayant des connexions avec la guerre au Moyen-Orient.
Il a précisé que "ce n'est pas la France qui est visée", indiquant que ces actions semblent s'inscrire dans une vague plus large d'activités terroristes observées au Royaume-Uni, en Norvège, en Belgique et aux Pays-Bas. Nuñez a ajouté : "Je fais le lien avec les actions menées dans les pays voisins (...) qui ont abouti à des revendications faisant référence au conflit".
Un homme a été intercepté aux alentours de 3h30 du matin samedi, alors qu'il tentait de lancer une attaque à l'aide d'un engin explosif devant la banque. Il était armé d'un briquet et essayait de mettre le feu à un bidon de 5 litres contenant un liquide indéterminé, présumé être un hydrocarbure, ainsi qu'à un pétard qu'il avait déposé devant l'établissement.
Une source policière a révélé que le suspect a mentionné avoir été recruté via l'application Snapchat, moyennant la somme de 600 euros. Il a été placé en garde à vue tandis qu'un complice a réussi à prendre la fuite lors de l'interpellation. Le Parquet national antiterroriste a pris en main ce dossier, signalant ainsi un renforcement des mesures de sécurité face à des menaces potentielles.
Ce type d'incident soulève des questions inquiétantes sur la manière dont les réseaux extrémistes parviennent à opérer en Europe. Des experts en sécurité, contactés par Le Monde, s'inquiètent de l'augmentation de telles tentatives, incitant à une vigilance accrue des forces de l'ordre.







