L'audience qui s'est tenue au tribunal de commerce de Bordeaux révélait des enjeux cruciaux pour l'avenir de la marque Baillardran, célèbre pour ses cannelés, récemment placée en redressement judiciaire le 22 avril dernier. Les juges ont entendu durant plus de deux heures les représentations des candidats souhaitant relancer l'activité.
La maison Baillardran a suscité l'intérêt de nombreux professionnels de la boulangerie, chacun promettant de maintenir l'identité emblématique de l'enseigne. Parmi les candidats, quatre se distinguent par leurs projets variés. Les juges ont mis leur décision en délibéré.
1 Marie-Valentine et Sébastien Regnier
Le couple Regnier, déjà ancré dans le quartier de Belcier avec des projets commerciaux florissants, a pour objectif de relancer Baillardran en investissant presque toutes leurs économies. Ils prévoient d'ancrer la marque dans un segment haut de gamme, inspiré par les pratiques de Pierre Hermé, et sollicitent l'expertise de chefs en consultant pour perfectionner les compétences internes.
2 Cyril San Nicolas et Periceia Capital
Cyril San Nicolas, champion du monde du cannelé, s'associe à Periceia Capital pour apporter son expertise à la marque. Il met en avant les perspectives de développement en Asie et veut revitaliser l'expérience client des points de vente, tout en se concentrant sur les boutiques les plus attractives de la marque.
3 Christophe Sevin avec Bricks
Christophe Sevin, entrepreneur chevronné, a pour ambition de faire de Baillardran la 'Ladurée du cannelé', diversifiant son offre pour recréer des lieux de vie autour de la pâtisserie. Il projette d'ouvrir de nouvelles opportunités à l'échelle nationale, puis internationale.
4 Alexis Dussillol et Ludovic Van Rompu
Encadrés par des investisseurs locaux, Dussillol et Van Rompu visent à revigorer la marque Baillardran en recentrant la production sur l'authenticité du cannelé. Ils envisagent d'introduire une expérience culinaire qui renoue les Bordelais avec leur patrimoine gastronomique.
Ces projets témoignent d'une volonté collective de sauver une institution bordelaise qui, malgré les défis, possède un potentiel colossal pour se développer bien au-delà des frontières de sa ville natale.







