Cette grève unitaire à la SNCF, rarissime depuis fin 2024, pourrait perturbé le trafic ferroviaire à l’échelle nationale. Les quatre syndicats — CGT Cheminots, Unsa Ferroviaire, Sud Rail, et CFDT Cheminots — protestent contre ce qu'ils appellent un "dysfonctionnement" de la mise en œuvre de la concurrence sur le réseau ferroviaire français. Ils réclament un moratoire sur les réorganisations en cours qui génèrent "urgences sanitaires et sociales" chez les cheminots, et appellent à de nouvelles hausses de salaires, indiquant que les augmentations prévues pour 2026 sont insuffisantes face à l’inflation exacerbée par les conflits au Moyen-Orient.
Thierry Nier, secrétaire général de la CGT Cheminots, souligne l’urgence de la situation : "Nous exigeons des droits équivalents pour tous les cheminots, qu'ils soient au sein du groupe public ou dans les filiales. Au moment de prendre ses fonctions, Jean Castex avait promis un groupe unifié. Qu'il tienne sa parole!" Cette grève unitaire, bien que prévue pour 24 heures seulement, s’annonce comme une première épreuve pour le nouveau ministre des Transports, qui hérite d’une gestion déjà marquée par une vague de suicides parmi les employés.
Fabrice Charrière, de l'Unsa Ferroviaire, a pointé du doigt le malaise général parmi les cheminots. "Les réorganisations récents ont créé un stress insupportable". Les syndicats veulent également attirer l’attention sur la santé mentale des travailleurs, car, selon eux, ces réorganisations ont déjà causé beaucoup de souffrances. Les syndicats, bien qu'ayant des réserves sur l'ampleur de la mobilisation, voient des motifs d'espoir grâce à l'unité du mouvement.
La direction de la SNCF, de son côté, se défend d'un dialogue social constructif. Elle met en avant un bénéfice net de 1,8 milliard d'euros en 2025, alors que d’autres compagnies ferroviaires européennes, comme Deutsche Bahn, affichent des pertes. Malgré ces résultats, elle fait face à des critiques concernant le partage des bénéfices. Pour apaiser les tensions, la SNCF a promis une prime de 1450 euros à tous les cheminots.







