En l’espace d’à peine une semaine, la situation est devenue intenable pour Olivier Pellan, le maire nouvellement élu de Moncontour, dans les Côtes-d’Armor. Ce dernier a été confronté à des actes de vandalisme gravissimes, qui l’ont contraint à remettre sa démission au préfet, comme le rapporte Le Parisien.
Élu deux semaines auparavant avec 53,19% des suffrages dans ce village de 700 habitants, Olivier Pellan a vu son domicile ciblé par des inscriptions anti-maire et sa voiture vandalisée. Ces actes ont été dénoncés par l’Association des maires de France des Côtes-d’Armor (AMF 22) comme étant « inadmissibles à l’encontre d’un élu de la République ».
Le 22 mars, le maire découvre son domicile tagué avec la mention « Maire OGEC », faisant référence à une subvention qu’il a attribuée à un établissement privé. Quelques jours plus tard, le 26 mars, sa voiture garée sur le parking de la Mairie subit des dégradations. Sur sa page Facebook, la commune a lancé un appel à témoins pour identifier l’auteur des méfaits.
Un rassemblement prévu lundi
Face à cette situation, Olivier Pellan a décidé de porter plainte et d’annoncer sa démission. « On ne peut pas travailler dans de telles conditions », a-t-il déclaré à Ici Armorique. « Je dois protéger ma famille et mon couple », a-t-il ajouté, soulignant la menace que représentent de tels comportements.
En signe de solidarité, la commune de Moncontour prévoit un rassemblement ce lundi, afin de soutenir la démocratie et son représentant. Le conseil municipal se réunira bientôt pour choisir un nouveau maire parmi les membres de la liste « Montcontour, un avenir partagé », à laquelle appartenait Olivier Pellan, comme l'indique Ouest-France.
D’après un bilan du Centre d'analyse et de lutte contre les atteintes aux élus (CALAE), 2 501 actes de violence ont été recensés à l'encontre des élus en France en 2024, soit une moyenne de 30 à 40 incidents par semaine. Alarmant, 82 % de ces victimes sont des maires ou des conseillers municipaux, selon l'organisme.







