Dans un contexte de tensions croissantes au Moyen-Orient, le Vatican a fait entendre sa voix mardi face aux récentes menaces émises par Donald Trump. Le pape Léon XIV a jugé "inacceptable" l'ultimatum qui pèse sur l'Iran, spécifiquement celle d'"anéantir la civilisation iranienne" si ce pays ne respectait pas l'exigence d'ouvrir le détroit d'Ormuz avant une certaine échéance.
Le souverain pontife, s'exprimant lors de son départ de sa résidence de Castel Gandolfo pour le Vatican, a déclaré : "Aujourd'hui, cette menace vise l'ensemble du peuple iranien, et c'est véritablement inacceptable. Au-delà des questions juridiques, c'est avant tout une problématique morale."
Bien que le pape n'ait pas nommé Donald Trump directement, ses paroles sont survenues près de l'annonce de nouvelles provocations de la part du président américain. Léon XIV, qui est le premier pape catholique en provenance des États-Unis, a également affirmé que "les attaques visant des infrastructures civiles" contreviennent aux normes du droit international.
Le pape a exhorté les parties impliquées à "revenir à la table" des négociations, soulignant que la paix doit prime, surtout dans un climat aussi tendu. Des experts en relations internationales, cités par le journal Le Monde, estiment que ces déclarations pourraient influencer les diplomaties en cours dans la région, où chaque geste est scruté avec attention.







