Sept hommes doivent prochainement faire face à la justice, renvoyés devant la cour d'assises pour leur rôle présumé dans une série de home-jackings violents ayant eu lieu en décembre 2023, dont un ciblant la célèbre chanteuse Vitaa en région parisienne.
Selon les révélations de Le Parisien, ces intrusions ont été menées en présence des victimes, rendant les faits d'autant plus traumatisants. L’ordonnance de mise en accusation, publiée début mars, décrit un système d'organisation sophistiqué : des commanditaires incarcérés pour d'autres crimes auraient recruté des exécutants via Snapchat, utilisant des téléphones non identifiables.
Un modus operandi inquiétant
Les 20 et 21 décembre 2023, trois domiciles ont été ciblés. Pour déceler leurs victimes, le groupe exploitait des ressources comme Instagram, Google Street View et des fichiers officiels. Les communications entre les membres véhiculaient des stratégies pour pénétrer dans les habitations, sélectionner des objets de valeur à dérober et coordonner les opérations en temps réel.
À Rueil-Malmaison, en Île-de-France, des voleurs ont pénétré le domicile de Vitaa, brisant des fenêtres et menaçant la chanteuse, son compagnon et leurs quatre enfants, âgés de 20 mois à 18 ans, avec une batte de baseball. Ils ont réussi à s'échapper avec des bijoux et des sacs de luxe d'une valeur d'environ 50 000 euros. Vitaa a reçu quarante jours d'incapacité totale de travail (ITT) suite aux faits, sa fille un jour de plus. Le lendemain, les mêmes suspects présumés ont tenté une nouvelle intrusion, tandis qu'un autre individu est impliqué dans un troisième vol sous la menace.
Organisateurs et complices au cœur de l'affaire
Deux des présumés commanditaires seront jugés pour divers chefs, notamment complicité de vol avec arme, association de malfaiteurs et séquestration. Un autre suspect, identifié comme logisticien, est accusé d'avoir facilité les opérations en fournissant des véhicules.
Certains des accusés sont déjà connus de la justice pour des infractions similaires ; par exemple, deux frères sont aussi impliqués dans une tentative de vol au domicile de la regrettée Jane Birkin, le lendemain de son décès en juillet 2023. L'avocat d'un des commanditaires présumés, Joseph Hazan, a déclaré que la notoriété des victimes pourrait expliquer la gravité de la situation : "La qualité de certaines victimes est sans doute pour beaucoup dans ce renvoi devant une cour d’assises. Le dossier repose sur des éléments techniques controversés, et mon client conteste avoir eu une participation active", a-t-il ajouté.







