L'enquête menée par les gendarmes suite à l'explosion survenue à Bouloire cette semaine semble s'orienter vers une possible tentative de suicide par la victime principale, désormais éveillée et hospitalisée au CHU d'Angers. Les pompiers, arrivés sur le site, ont constaté une forte odeur de gaz, renforçant cette hypothèse.
Selon un rapport de Ouest-France, deux scénarios sont actuellement à l'étude : soit il s'agit d'un accident domestique, soit d'une action intentionnelle. Carine Halley, procureure de la République, a déclaré que la seconde option semble être la plus probable pour le moment. L'odeur de gaz perçue par les pompiers au moment de l'explosion a fortement alimenté cette piste.
Un rééveil inattendu, mais des souvenirs absents
La principale victime, une résidente âgée de 68 ans, a commencé à sortir de son coma en milieu de semaine. Bien que son pronostic vital ne soit plus engagé, elle ne conserve pour l'heure aucun souvenir de l'incident. "Elle s'est réveillée et commence à communiquer, mais tout cela est flou pour elle", a mentionné le maire de Bouloire, qui connaît bien la victime. Grâce à une équipe cynotechnique, elle avait pu être localisée sous les décombres des deux maisons touchées par l'explosion.
Un silence avait été recommandé sur les lieux pour mieux retrouver la victime, qui avait été protégée par plusieurs mètres de gravats. Bien qu'aucun des organes vitaux n'ait été endommagé, elle a subi des blessures, en particulier à la tête. À ce stade, il est indéterminé quand la gendarmerie pourra procéder à son audition. Les témoignages recueillis auprès des habitants indiquent l'absence de gaz de ville dans le quartier, remettant en question la présence de bouteilles de gaz, couramment utilisées par de nombreux résidents pour leurs besoins culinaires. Une bombonne et du matériel de cuisson étaient encore visibles sur les lieux au lendemain de l'accident.







