Ce lundi 2 mars, un simple contrôle routier à Noisiel (Seine-et-Marne) a pris une tournure inattendue lorsqu'une conductrice a refusé d’obtempérer, mettant en danger un policier municipal qui a dû ouvrir le feu, blessant légèrement une passagère.
Tout a commencé aux alentours de 15h45 lorsque des agents de police municipale, à vélo, ont essayé d'intercepter une Peugeot 208. Plutôt que de s’arrêter, la conductrice, apparemment sans permis, a effectué une marche arrière avant de prendre la fuite. "Elle s’est mise à rouler à toute vitesse, menaçant la vie de plusieurs personnes", a déclaré Mathieu Viskovic, le maire de Noisiel.
Une réaction sous pression
En réponse à la situation, une voiture de police avec trois agents s'est lancée à la poursuite du véhicule. La confrontation a rapidement atteint un point critique lorsque la conductrice a percuté la voiture de police, forçant un agent à sortir de son véhicule pour tenter de la stopper. À ce moment, la conductrice a réacceleré, mettant en danger la vie de l’agent, qui a alors fait usage de son arme.
"L’ensemble de l’incident a été filmé, c'est une scène très impressionnante. La décision d'ouvrir le feu a été prise en une fraction de seconde, et je soutiens pleinement les actions du policier", a commenté Viskovic. Il a également exprimé ses inquiétudes face à l’augmentation des refus d’obtempérer, qualifiant ce phénomène de "sport national". Cette situation décyhalise des enjeux de sécurité publique que bien des élus peinent à expliquer.
Pourtant, malgré la tension, le policier a pu reprendre la chasse après cet incident. La Peugeot a finalement été immobilisée dans l’enceinte de l’AFPA à Champs-sur-Marne. La balle tirée par l'agent a touché la passagère, qui s'est révélée être la sœur de la conductrice, mais, heureusement, elle n’a subi que des blessures légères.
Les secours ont immédiatement transporté la blessée à l’hôpital, tandis que la conductrice, âgée de 29 ans, a été placée en garde à vue. Le policier, également soumis à une garde à vue durant l'enquête, a vu la mesure levée rapidement, comme l’a précisé Jean-Baptiste Bladier, procureur de la République de Meaux. L'enquête est désormais sous la responsabilité du Service interdépartemental de la police judiciaire (SIPJ) de Seine-et-Marne.







