Dans la nuit du 3 au 4 avril 2025, le chalutier Lola Julia, long de 20 mètres, a heurté une éolienne du parc éolien de Saint-Nazaire. Le rapport publié par le Bureau d'enquête sur les événements de mer, le 26 février 2026, souligne que cet incident résulte d'une préparation inadéquate, d'une perte d'attention et d'une mauvaise estimation de la position du navire.
À 2 heures du matin, le 4 avril 2025, le chalutier Lola Julia quitte le port de La Turballe après deux jours de pêche. En naviguant à travers le parc éolien de Saint-Nazaire, ce qui est permis pour les bateaux de moins de 25 mètres, il se dirige vers le golfe de Gascogne. À 3h01, la collision survient ; le bateau touche l'échelle d'accès d'une éolienne, occasionnant une voie d'eau dans la salle des machines.
Alerté, le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) dépêche un équipage de la SNSM pour porter assistance au chalutier. Les experts soulignent l'importance de la vigilance en mer, rappelant que la fatigue et la lassitude peuvent gravement compromettre la sécurité des opérations maritimes. Selon une étude réalisée par MarineSafety, près de 60 % des accidents maritimes sont liés à des erreurs humaines.
Ce type d'accident met en lumière les défis croissants rencontrés par les marins dans des zones où se côtoient navigation traditionnelle et infrastructures éoliennes modernes. Ouest-France évoque également la nécessité de renforcer la formation des équipages sur la gestion de la fatigue ainsi que les protocoles de navigation à proximité des systèmes énergétiques renouvelables. En effet, la cohabitation entre pêche et éoliennes nécessite une sensibilisation accrue des marins.
La sévérité de la situation appelle à des réflexions sur la réglementation maritime afin d'assurer une coexistence sécurisée dans ces nouvelles zones. La sécurité des personnes et des installations doit être la priorité, comme l'affirme le CAPE, l'association des professionnels maritimes, qui appelle à un examen rigoureux des pratiques en mer.







