Le parquet général d’Aix-en-Provence a récemment annoncé son intention d'interjeter appel des décisions prises lors du procès de plusieurs individus, dont deux hauts responsables présumés de la DZ Mafia, impliqués dans un double assassinat survenu en 2019, en lien avec le trafic de stupéfiants. Franck Rastoul, procureur général de la cour d’appel d’Aix-en-Provence, a précisé que cet appel vise à permettre à la cour d’assises d’appel une réévaluation des responsabilités et des peines infligées.
En mi-avril, après plusieurs semaines de délibérations, la cour spéciale d’assises des Bouches-du-Rhône avait condamné Gabriel Ory, un dirigeant de la DZ Mafia, à 25 ans de réclusion. En revanche, Amine Oualane, considéré comme un autre chef supposé, a été acquitté. Les commanditaires des meurtres, Karim Harrat et Walid Bara, qui était jugé par contumace, ont reçu des peines de 25 ans de prison. Les exécutants du crime, un tiré et son complice, ont écopé de peines variant entre 15 et 25 ans.
Les faits jugés remontent au 30 août 2019, date à laquelle la DZ Mafia, encore naissant dans le milieu criminel, est censée avoir commis ce double homicide dans un hôtel près de Marseille. Ce groupe est actuellement devenu l’un des principaux acteurs du marché de la drogue à Marseille, renforçant sa position suite à des rivalités violentes avec d'autres clans.
Les donneurs d’ordre condamnés
Un aspect notable de ce dossier est la mise en lumière des donneurs d'ordre souvent absents des procès liés au narcotrafic, où seules les « petites mains » sont traditionnellement arrêtées. Parmi les victimes figurait Farid Tir, un narcotrafiquant de 29 ans récemment libéré de prison. Son assassinat a été interprété comme un règlement de comptes, soulignant des tensions persistantes dans le milieu du trafic de drogue.
La réouverture de ce dossier par le parquet pourrait potentiellement avoir des conséquences significatives sur l’avenir judiciaire de la DZ Mafia et de ses membres, alors que la guerre entre factions se poursuit, exacerbée par la montée en puissance de la criminalité organisée en France.







