Dans un monde où la fast fashion prend le pas sur la durabilité, l'École de la réparation à Roubaix émerge comme un phare d'espoir. Cet établissement innovant s'efforce de redonner vie aux baskets tout en formant des jeunes en situation d'exclusion à des métiers de l'artisanat. Avec un programme d'un an, ces jeunes apprennent la cordonnerie, la couture, et même des compétences en gestion et en culture générale.
Ce projet unique est dirigé par Stéphanie Calvino, qui, avec le soutien de Sébastien Kopp, cofondateur de la marque Veja, vise à réinsérer des personnes éloignées du marché du travail. Comme elle le souligne, « Travailler manuellement est bénéfique pour le bien-être mental ». Cette initiative contribue aussi à lutter contre le gaspillage dans l'industrie de la mode, en prolongeant la vie des produits et en redéfinissant l'idée de consommation responsable.
Les objectifs de l'école vont au-delà de la simple transmission de compétences. Les étudiants bénéficient d'un accompagnement personnalisé durant leur formation, et sont rémunérés pour leur apprentissage. Cette approche novatrice prend en considération les spécificités du marché actuel, où moins de 20 % des offres en cordonnerie trouvent des preneurs, comme l'indique Elsa Chassagnette de Refashion.
Dans cet atelier, les étudiants, âgés de 19 à 49 ans, ont l'opportunité de manipuler des outils professionnels, rendant leur apprentissage à la fois pratique et enrichissant. Comme le raconte Djamila Mouheb, 49 ans, qui aspire à se perfectionner dans la réparation de chaussures de montagne, « C'est une revanche, après avoir été découragée par le passé ».
En somme, l'École de la réparation représente un pas crucial vers un avenir où l'artisanat est valorisé et où la durabilité est mise au premier plan. Avec des modèles similaires se multipliant en France, cet engouement pour la réparation propose une solution viable pour répondre aux enjeux environnementaux et sociaux actuels.







