À partir du 1er janvier 2019, un malus temporaire de 10 % sur la pension complémentaire a été instauré, touchant certains nouveaux retraités. Que vous soyez dans le privé, connaîtrez-vous cette diminution pendant trois ans ? Les experts de l'Agirc-Arrco lèvent le voile sur vos interrogations.
Née en 1956 ? Qu’en est-il de vous ?
Niniblue, née en juillet 1956, interroge : "Je partirai à la retraite le 31 janvier 2019. Ce malus s'appliquera-t-il ?" Les experts précisent que seules les personnes nées à partir de 1957, qui demandent une retraite à taux plein après le 31 décembre 2018, seront affectées. Par conséquent, vous ne serez pas concernée.
Éviter la minoration : quelles options ?
MP72, née en 1958, se demande si elle échappe à cette réduction. Si vous remplissez toutes les conditions pour une retraite à taux plein au 1er octobre 2021, vous serez impactée. Pour éviter le malus, deux solutions s'offrent à vous :
- Retarder votre demande de retraite complémentaire d'au moins une année, soit jusqu'au 1er octobre 2022.
- Être exonérée de CSG au moment de votre départ, en fonction de vos ressources.
Pourquoi une telle mesure ?
Isabelle se questionne sur la raison de cette minoration. Les partenaires sociaux ont, en 2015, décidé d'introduire ces mesures en réponse à la dégradation des comptes de retraite complémentaire Agirc-Arrco, en partie due à la crise économique de 2008. Ces ajustements visent à rétablir l'équilibre financier des régimes de retraite.
Impact de la minoration sur vos allocations
Odile veut savoir si la réduction de 10 % est appliquée chaque mois. Les experts confirment que cela sera le cas, affectant votre allocation Agirc-Arrco mensuellement.
À l’issue des trois années, aucune démarche ne sera nécessaire pour retrouver votre montant initial, la réévaluation se fera automatiquement.
Trimestres pour enfants et malus : quelle relation ?
Hermione, née en 1957, demande si ses trimestres pour enfants peuvent la prémunir contre la minoration. Les experts répondent qu'il vous faudra, pour y échapper, déplacer votre demande de retraite complémentaire d’au moins une année après avoir atteint les conditions du taux plein.
Enfin, pour ceux qui continuent de travailler, prolonger votre activité peut même augmenter votre pension de 10 % à 30 %, selon la durée supplémentaire de cotisation.







