L'intervention des pompiers, ce mardi, au pied de la cathédrale de Cahors a provoqué surprise et inquiétude chez les passants, qui imaginaient un véritable incendie. Il ne s'agissait pourtant que d'un exercice grandeur nature visant à tester les capacités des secours du Lot. L'objectif était également de coordonner la protection des trésors de la cathédrale.
En cette fin de journée, les sirènes retentissent au centre de Cahors. Les commerçants, intrigués, observent le déploiement des premiers véhicules de secours, avec des policiers et des pompiers s'intensifiant place Chapou. "Je ne pense pas que cela soit très grave, ça ne sent même pas la fumée", commente un homme, tandis qu'un groupe d'adolescentes filme la scène pour les réseaux sociaux, admirant l'ascension de l'échelle de 25 mètres. "Ce ne serait pas la cathédrale qui brûle?", s'inquiète une dame en assistant au spectacle.
Un groupe de marcheurs témoigne de la confusion générale. "Tout de même, il y a un sacré déploiement de pompiers, mais que se passe-t-il?", s'interroge une jeune femme en visite. Rapidement, la nouvelle se répand : c'est un exercice. "Il vaut mieux qu'ils s'entraînent plutôt que d'attendre un drame", affirme une randonneuse, rassurée.
Les commerçants, bien qu'étonnés, se montrent positifs. "Nous avons été prévenus par courrier il y a une semaine. C'est une bonne initiative pour préparer la ville à ce genre de situations", déclare une commerçante. "Il y a peu de touristes à cette heure, donc cela ne perturbe pas notre activité", ajoute une coiffeuse qui a pu finir sa dernière coupe avant de fermer. Tous semblent conscients de l'importance de cette préparation.
Des interventions coordonnées pour protéger le patrimoine
Cette simulation a été conduite sous la direction de la préfète du Lot, Maryline Poulain, afin de tester la coordination des différents intervenants (Sdis 46, Udap 46, DDPN) dans le cadre d'un scénario de deux foyers d'incendie. L'exercice a concentré son attention sur des zones critiques comme le logement des prêtres et le Grenier du Chapitre, tout en veillant à la protection des œuvres situées à l'intérieur de la cathédrale, explique Julia Le Fur, sous-préfète.
Ce sont des œuvres précieuses qui ont nécessité une attention particulière. Selon l'architecte des Bâtiments de France, toutes les œuvres doivent être répertoriées et leurs emplacements précis identifiés pour planifier leur évacuation ou leur protection. Des objets incontournables comme la sainte Coiffe du Christ doivent être sécurisés en priorité, tout comme le mobilier d'époque, trop lourd pour être déplacé.
"C'est la première fois que nous réalisons un exercice de cette ampleur à la cathédrale", souligne Julia Le Fur. Un projet ambitieux qui a dans l'optique de sensibiliser les autorités à l'importance du patrimoine et à la nécessité d'être prêt en cas de situation d'urgence.







