Relativement peu connu du grand public, Karim Bouamrane, réélu en mars dernier à Saint-Ouen, a affirmé mardi qu'il comptait se présenter à la présidentielle de 2027. Il souhaite se positionner comme le candidat unificateur de la gauche non melenchoniste, déclarant se sentir "ancré dans le réel". Lors d'une interview accordée à France Inter, il a confié : "Je ferai tout pour qu'il y ait un bulletin Karim Bouamrane et que le bulletin Karim Bouamrane gagne. Je ne veux pas d'un duel entre le Rassemblement national et Jean-Luc Mélenchon au second tour."
"Je suis candidat pour les prochaines élections présidentielles, car j'ai pris conscience de notre force", a-t-il souligné, appelant à une France "humaine, forte, qui protège et offre à chacun la possibilité de se soigner, de se loger et de bénéficier d'une éducation de qualité".
Le maire, encore peu médiatisé, est en conflit avec La France insoumise et s’oppose à une primaire à gauche. Il a notamment contesté l'autorité de Bally Bagayoko, le maire LFI de Saint-Denis, sur la direction d'une importante intercommunalité, sans succès.
"La France humaine et forte"
A 53 ans, Bouamrane a lancé en octobre 2024 son mouvement intitulé "la France humaine et forte", en présence de figures politiques telles que François Hollande et Raphaël Glucksmann, potentiel candidat lui aussi.
Ancien informaticien, il est reconnu comme l'un des premiers maires d'origine maghrébine à diriger une ville de plus de 50 000 habitants. Lors de sa première prise de fonction en 2020, il a rendu hommage à ses parents immigrés marocains.
Depuis que Saint-Ouen a été sélectionnée comme ville hôte pour les Jeux olympiques de 2024, Bouamrane a gagné en visibilité, s'exprimant largement dans les médias. Son nom a été évoqué parmi d'autres comme futur Premier ministre après les dernières législatives.







