Sur les ondes de BFMTV-RMC, le député de Haute-Loire Laurent Wauquiez a dénoncé ce mardi 9 juin "la défaillance généralisée de la justice française" en réponse à la mort tragique de Lyhanna, âgée de 11 ans, dans le Gers. Le suspect, Jérôme Barella, fait l'objet de neuf enquêtes au total.
"C'est un constat alarmant qui s'inscrit dans une tendance depuis trop longtemps. Notre système judiciaire ne protège plus nos enfants et cela est inacceptable," a affirmé Wauquiez.
Il a par ailleurs rappelé d'autres affaires marquantes, en citant notamment le cas d'Agnès Marin, violée et assassinée en 2011 par un mineur déjà mis en cause, à laquelle l'État avait été condamné pour faute lourde. Cette récurrence de tragédies soulève des doutes chez Wauquiez : "Qu'il s'agisse de Lyhanna ou d'autres, ces cas ne peuvent être considérés comme des faits divers isolés." Il appelle alors à un changement radical pour éviter d'autres drames.
"Responsabiliser un individu, qu'il soit politique ou judiciaire, ne suffira pas. Nous subissons une faillite systémique de la justice," a-t-il exprimé avec détermination.
Les critiques de Wauquiez font écho à l'appel de la magistrate Evelyne Sire-Marin, qui a souligné la difficulté de traiter 70 000 dossiers concernant des mineurs dans un laps de temps aussi court, mettant ainsi en lumière le manque de ressources et la souffrance du système judiciaire.
Face à ce contexte alarmant, Wauquiez exhorte à cesser les polémiques superficielles pour opérer une "réforme en profondeur de notre approche pénale." Alors que la France fait face à des appels croissants pour une réforme essentielle, le regard de nombreux citoyens se tourne vers les décideurs pour voir si des changements réels prendront place.







