Mardi, la Patrouille de France (PAF) a émerveillé des milliers de spectateurs en survolant la Statue de la Liberté à New York, dans le cadre des festivités marquant le 250e anniversaire de la Déclaration d'indépendance des États-Unis.
Avec un ciel dégagé comme toile de fond, huit Alpha Jet ont majestueusement passé leurs trajectoires au-dessus de la célèbre statue, projetant des fumigènes aux couleurs bleu, blanc, rouge, emblèmes de l'amitié franco-américaine.
Peu de temps avant, ils avaient également survolé l'académie militaire de West Point, à environ 80 km au nord de New York, soulignant ainsi la longévité des liens militaires entre la France et les États-Unis, avant de se diriger vers Philadelphie, lieu emblématique de la Déclaration d'indépendance de 1776.
"Honnêtement, survoler la Statue de la Liberté était un rêve inespéré", a déclaré le commandant Brice Beaudouin, leader de la Patrouille, dans une interview accordée à l'AFP. "Je suis extrêmement chanceux de représenter notre drapeau dans l'espace aérien français, mais le faire à l'étranger ajoute une pression supplémentaire", a-t-il ajouté, ému.
Cette mission, dénommée "Liberté 250", souligne vitalement l'engagement indéfectible de la France en faveur des révolutionnaires américains durant leur lutte contre le joug britannique, faisant ainsi de la France le "plus ancien allié des États-Unis", comme le souligne régulièrement Washington.
D'autres survols sont programmés jusqu'au 5 juillet, avec des passages prévus dans le Maryland, en Virginie, au-dessus de Washington et de nouveau au-dessus de New York pour marquer le jour de la Déclaration d'indépendance, le 4 juillet.
"Les liens tissés par le sang au cours de la guerre d'indépendance et des deux guerres mondiales persistent dans nos collaborations passées avec l'armée de l'air américaine", a affirmé le général Pierre Gaudillière, commandant de la brigade aérienne de chasse, mettant l'accent sur l'importance de cette solidarité historique.
Les huit avions de la PAF, dont la dérive affiche un drapeau américain d'un côté et un français de l'autre, étaient escortés par un avion A400M et deux unités de remplacement, représentant un total de 85 militaires engagés dans cette mission exceptionnelle.







