Les États-Unis et l'Iran sont proches d'une percée significative dans leurs négociations qui pourrait permettre la réouverture du détroit d'Ormuz, un passage crucial pour le commerce mondial. Le président Donald Trump a évoqué un compromis "largement négocié" qui allègerait les sanctions contre Téhéran.
Selon des informations relayées par des médias américains, cet accord permettrait aux navires de traverser de nouveau le détroit d'Ormuz, tout en posant un moratoire sur la question du nucléaire pour des négociations futures.
Un nouveau cycle de négociations se dessine
D'après CBS News, les derniers développements dans les pourparlers incluent le dégel de fonds iraniens à l'étranger, ainsi qu'un prolongement des discussions pour 30 jours, comme l'a confirmé le Wall Street Journal.
Cependant, la question critique du désarmement nucléaire reste en suspens pour des discussions ultérieures, selon le New York Times, qui cite des responsables américains.
Un porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a récemment affirmé que Téhéran est en phase de conclure un protocole d'accord avec Washington.
"Cela ne garantit pas un accord sur les sujets essentiels" a déclaré Esmaïl Baghaï, soulignant que la question nucléaire n'est pas à l'ordre du jour pour l'instant.
Les attentes grandissent
Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, qui joue un rôle de médiateur, a exprimé son espoir pour des négociations futures. Sa déclaration intervient après une première rencontre infructueuse à Islamabad le 11 avril dernier.
Le projet d'accord en cours de négociation stipule un assouplissement du blocus imposé par les États-Unis sur les ports iraniens.
Trump a précisé, sur sa plateforme Truth Social, que l'accord engendrerait la réouverture du détroit d'Ormuz, à la suite d'appels passés avec de nombreux leaders du Golfe.
La guerre qui dure depuis des semaines influe déjà sur l'économie mondiale, avec un cinquième des hydrocarbures mondiaux transitant par cette voie maritime. L'impact émotionnel de ce conflit se fait ressentir en Iran, où de nombreux citoyens expriment leur désespoir face à la situation actuelle.
D'autres figures politiques, notamment le chef de l'armée pakistanaise et des diplomates du Golfe, intensifient leurs efforts pour éviter une escalade supplémentaire des violences, favorisant des "solutions pacifiques".
Ce rapprochement entre les deux nations pourrait indiquer une lueur d'espoir après un mois de conflit ayant causé de nombreuses pertes humaines.







