Comme l'indiquent des sources de BFMTV, la décision d'abandonner le projet a été motivée par la rigidité des procédures judiciaires, qui ont empêché le développement d'un projet prometteur pour l'industrie régionale. "Les délais, l'inertie et les contraintes administratives ont eu raison de notre initiative", ont déploré les porteurs.
Ils ont exprimé un "profond sentiment de révolte" face à ce qu'ils qualifient de "gâchis considérable" pour l'avenir de l'industrie chimique en France, considérant l’échec comme un "drame humain et stratégique". Dans un communiqué, ils ont déclaré : "Cet échec est avant tout un drame humain, industriel et stratégique, un travail colossal s’éteint sur l’autel de la rigidité administrative."
Les verrous procéduraux : pointés du doigt
Le projet, conçu pour relancer les activités non cédées à Wanhua, incluait la production décarbonée d'acide chlorhydrique, de soude et de chlore liquide pour divers secteurs, promettant la création de plus de 250 emplois directs. Cependant, le 24 mars, le tribunal des activités économiques de Lyon avait validé la vente des installations à un ferrailleur, entraînant un coup dur pour la reconversion de la plateforme industrielle du Pont-de-Claix.
"Les porteurs de projet attribuent cet échec à la rigidité excessive du cadre procédural lié à la liquidation, un cadre qu'ils jugent néfaste pour la revitalisation industrielle".
Bercy a exprimé son soutien envers les efforts fournis pour revitaliser la plateforme et a assuré que l'État reste mobilisé pour trouver de nouveaux projets. Selon des experts, une réforme des procédures de liquidation pourrait s'avérer nécessaire pour préserver l'avenir industriel de la France.
"Le droit des procédures collectives ne peut pas rimer avec l'abandon de notre souveraineté industrielle", ont conclu les porteurs de Exalia dans leur communiqué.







