Dans les pages de Vogue US, la journaliste Misaki Kawatsu partage son expérience après avoir décidé de réduire sa consommation quotidienne de lait de vache, soupçonnant une intolérance au lactose.
Au cours des dernières années, les données révèlent une baisse notable de la consommation de lait de vache en France, avec une chute de 26% entre 2013 et 2025. Cela n'empêche pas les Français d'en consommer tout de même entre 40 et 50 litres par an en moyenne. Apprécié pour son goût, le lait de vache demeure une source significative de calcium et de protéines, favorable à la santé des os et des muscles, en plus de participer à la prévention de certaines maladies. Toutefois, pour en bénéficier, la tolérance digestive s'avère primordiale.
Une révélation personnelle
Misaki Kawatsu raconte avoir pris la décision de diminuer sa consommation de lait de vache en raison de douleurs intestinales régulières et de fatigue inexpliquée. « Suite à des troubles gastro-intestinaux fréquents, j'ai eu envie d'explorer la nutrition moléculaire », explique-t-elle, ajoutant qu'elle buvait auparavant du lait de manière quotidienne.
Bien qu'elle apprécie toujours le goût du lait, elle ne ressent plus le besoin de l'inclure dans son alimentation. « Ma condition physique s'est considérablement améliorée. J'ai moins de douleurs abdominales et ma fatigue chronique s'est atténuée », souligne-t-elle. De plus, elle a constaté une réduction des allergies saisonnières et un soulagement des inflammations corporelles.
Pourquoi certains adultes ne tolèrent plus le lactose ?
Le phénomène de l'intolérance au lactose chez les adultes s'exprime par la baisse des enzymes digestives au fil des ans, entraînant des aigreurs d’estomac et des ballonnements. Environ 65 % de la population mondiale vivent avec une forme d'intolérance au lactose, conséquence de modifications dans le microbiote et de la capacité digestive qui diminue avec l'âge.
Quand il s'agit de la caséine, la protéine principale du lait, certaines personnes éprouvent également des difficultés à la digérer. Cette protéine a été liée à des inflammations intestinales. En effet, il existe différents types de caséine, dont celle de type A1, présente principalement dans le lait de vaches d'Europe du Nord, qui est souvent difficile à digérer pour les adultes.
Les alternatives végétales à considérer
Pour ceux qui envisagent de se tourner vers les laits végétaux en raison d'une supposée intolérance, il est crucial de noter qu'une étude récente a révélé une augmentation de 14 % du risque de dépression chez les consommateurs de ces alternatives. D'autre part, les buveurs de lait de vache demi-écrémé seraient moins enclins à présenter des symptômes dépressifs et anxieux, en grande partie grâce à la richesse en calcium du lait, essentielle pour la production de sérotonine.







