Une hausse significative des tarifs du gaz est attendue à partir de juillet 2024. Découvrez les détails concernant l'impact sur votre facture.
Depuis plusieurs années, les prix du gaz connaissent une ascension continue. Récemment, la Commission de régulation de l'énergie (CRE) a publié des recommandations pour les tarifs couvrant la période 2024-2027, qui doivent encore être validées par le Conseil supérieur de l'énergie.
De combien va augmenter le gaz au 1er juillet 2024 ?
La hausse des prix du gaz, prévue pour le 1er juillet 2024, devrait entraîner une augmentation de la facture des consommateurs, estimée entre 5,5 % et 10,4 % selon l'utilisation. Ainsi, pour les clients ayant une consommation de gaz pour le chauffage, la hausse serait de 5,5 %, soit environ 7,30 € TTC par mois. En revanche, ceux utilisant le gaz pour l'eau chaude et la cuisson pourraient faire face à une augmentation de 10,4 %, équivalente à environ 2,20 € TTC par mois.
En pratique, cela nécessite d'ajouter environ 90 € par an pour ceux qui se chauffent au gaz, tandis que d'autres utilisateurs verraient leur facture augmenter de 25 € annuellement.
Pourquoi cette hausse au 1er juillet 2024 ?
Emmanuelle Wargon, présidente de la CRE, a confirmé que cette croissance des prix est en grande partie due à la baisse de la consommation. Même si la consommation diminue, les coûts d'entretien des réseaux de distribution restent constants. "L'exigence de qualité et de sécurité demeure, et si nous répartissons les dépenses sur une base plus faible, cela entraîne une légère augmentation par consommateur," a-t-elle expliqué.
La CRE souligne également que les réseaux de distribution devront s'adapter pour répondre à l'objectif de réduction de la consommation de gaz, tout en augmentant la production de biométhane, une source d'énergie renouvelable.
Vers une neutralité carbone en 2050
Cette augmentation s'inscrit dans les orientations de la future Programmation Pluriannuelle de l'Énergie (PPE), qui vise à engager la France vers la neutralité carbone d'ici 2050. Pour cela, une priorité sera accordée à la production de biométhane, souvent issue de pratiques agricoles locales ou de la gestion des déchets, comme l'explique Emmanuelle Wargon.







